Avons nous nécessairement besoin de croire en quelque chose ?
Question qui m’est venue à l’esprit dans le bus rentrant chez moi, un lendemain de cuite. J’me rappelle que mon professeur de philo, en terminale, avait dit un jour, au sujet de la religion : « L’athée, qui ne croit pas en Dieu, croit en l’Homme » . L’Homme avec un grand H, en l’humanité quoi. Je précise au passage que ce prof était catholique. Bin personnellement je suis athée, et je crois pas en l’Homme. D’abord j’aime pas le verbe croire. Si on regarde dans le dico, croire : « Tenir quelque chose pour vrai, admettre comme réel, certain ». La croyance, c’est donc l’axiome, l’indémontrable qu’on admet. Seulement, en mathématiques, les axiomes sont vérifiés par les faits. On a aucun moyen de prouver qu’un plus un fasse deux, mais une carotte plus une carotte ça fait bien deux carottes. Tandis que l’axiome de la croyance religieuse est indémontrable et invérifiable. Et puis on accorde pas de foi aux chiffres, tandis que lorsqu’on croit en Dieu, en l’Homme, ou en un autre de ces principes qui foisonnent dans notre monde, on y accorde une foi. Et, bêtement, j’aime pas la foi. La foi est un anti-pensée, selon moi, puisqu’on accepte un dogme, quelque chose d’incontestable, et que l’un des principes de base de la pensée est de remettre en question. Alors revenons à la question principale : avons nous besoin de croire en quelque chose ? Je réponds sans hésiter : non. Sitôt qu’on est capable de regarder dans la glace sans baisser les yeux, alors il n’y a aucune nécessité a croire en quelque chose. Même ses histoires de croire en soi, ce ne sont que des expressions destinés à ceux qui se sentent incapables. Croire en soi n’est qu’une espèce de transition vers la confiance en soi, et la confiance en soi, ce n’est pas se croire capable, mais se
sentir capable, se
savoir capable.
Et puis qu’est-ce que ça veut dire, « croire en l’Homme » ? Croire que l’humanité est capable d’évoluer et de se sauver seule, sans intervention divine ? Mais encore une fois, c’est un fait ! Ou est l’intervention divine au fil des ages ? Et ou est la place de la pensée dans la croyance ? Elle est restreinte, enfermée à l’intérieur du dogme de la croyance, qu’elle ne peut ni contredire, ni même interroger. La morale est imposée à la pensée, une morale issue de la croyance, qui n’a pas pu être pensée, mais qui a été imaginée, le plus souvent par l’illuminé d’ou est parti la croyance. Donc merde au verbe croire, et vive la réalité.
Un autre blog BD: la nostalgie de Dieu:
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