Comme vous ne l’aurez probablement pas deviné vu le titre absolument pas explicite, cet article parlera de musique. Je ne vous ferais pas l’affront chers lecteurs (à compter bien sur qu’il y ai des gens qui lisent ce… bin ce truc quoi), de me mettre à vous parler de mes goûts musicaux. Que j’aime le rap, le rock, le classique, le jazz ou la techno, ça ne fait pas d’importance. Je veux parler de cette horrible maladie qui frappe la musique en ce moment. A savoir son industrialisation et son inhumanisation progressive. On construit désormais des groupes de musiques comme on monte une entreprise, ou plutôt comme on construit une série à succès.
Comme dans la série ou les personnages importent plus que le scénario, les musiciens en eux-mêmes sont plus importants que la musique. Comme des power rangers, les musiciens se voient affublés chacun d’une personnalité type. Là ou c’était le plus flagrant, c’était pendant la période boys band, mais c’est toujours la même chose. Et plus ça va, moins la musique est interprétée par son ou ses compositeurs.
On peut pas parler de la musique sans parler des paroles. Parce que je si je ne peux pas juger objectivement la musique en elle-même, les paroles, c’est autre chose. Je ne citerais pas de nouveau ce groupe de merde, dont j’ai retrouvé le nom (c’est « the sickness », amusant non ? Franchement, quand on entend ce qu’il font, on se dit que le nom est mérité), mais prendrait plutôt des exemples beaucoup plus connus et donc beaucoup plus inquiétants. Alors pour commencer, commençons par ceux qui me font le plus mal au crane de par leur existence : Simple Plan. Prenons un petit peu les paroles de leur tube, à savoir « welcome to my life », si je ne m’abuse. Alors :
“Do you ever feel like breaking down?
Do you ever feel out of place?
Like somehow you just don't belong
And no one understands you
Do you ever wanna run away?
Do you lock yourself in your room?
With the radio on turned up so loud
That no one hears you screaming
No you don't know what it's like
When nothing feels all right
You don't know what it's like
To be like me
To be hurt
To feel lost
To be left out in the dark
To be kicked when you're down
To feel like you've been pushed around
To be on the edge of breaking down
And no one's there to save you
No you don't know what it's like
Welcome to my life
Do you wanna be somebody else?
Are you sick of feeling so left out?
Are you desperate to find something more?
Before your life is over
Are you stuck inside a world you hate?
Are you sick of everyone around?
With their big fake smiles and stupid lies
While deep inside you're bleeding”
(fin de citation et de ma crise névrotique)
J’ai pas tout pris, parce que malgré l’inutilité de ce blog, c’est pas une poubelle non plus.
Bon, alors là en gros, on a un mec qui s’apitoie sur son sort. C’est tout. Le message général de la chanson c’est : « Toi t’as pas souffert, moi si, moi personne me comprends. ». Bouep. Alors ou bien je suis un sinistre insensible à la diction poétique, ou bien ces paroles sont d’une pauvreté tache et insultante pour les idiots qui achètent le disque.
Et puis viennent les chansons engagées. L’engagement politique, c’est bien, mais dans notre système, on a tôt fait de se retrouver piégé. On utilise l’engagement comme argument de vente, donc l’engagement n’est plus qu’un mensonge, surtout lorsqu’il s’agit d’un message tel que celui que véhiculent certaines chansons telles que « l’hymne de nos campagnes ».
Pour conclure cette article sur la musique malade, je vais faire une citation d’un pote, Virgil, chanteur guitariste d’un groupe de rock bien sympa, The Junkie’s complex, qui a écrit en quelque sorte là dessus aussi :
« C'est noël !! joyeux noël!! Et que va donc trouver la petite gamine au pied du sapin ? (ou de la plante verte avec des guirlandes chez les pauvres ) le cd ou le dvd de TOKIO HOTEL!!!!!!!!! Un super groupe SUPER SUPER SUPER!!! Ils débarquent en France juste pour les fêtes !! wé!! […] Oui donc, pour les non initiés, quel est ce super groupe ? Et bien imaginez un gars de 17 ans avec une gueule d'ange a faire cracker toutes les fillettes ainsi que leur mères rajoutez qu’il travaille comme pas deux son androgynie en se maquillant en portant des vêtements prêtant à confusion . Ensuite on y rajoute son frère jumeau (dont la seule ressemblance pour moi réside dans le fait que je leur porte la même haine ^^) donc très "stylé " qui porte des baggys (vous savez, ces pantalons qui donnent l’impression que le porteur a relâché son gros colon) des dreads surmontées d'une casquette. En bref, un vrai rebelle. Rajoutons a ce duo deux gars qui ne servent vraiment a rien et en prime qui sont batteur et bassiste !
Bref ce combo plus communément appelé Tokio Hotel fait fureur et draine un public d'une moyenne d’age de 10 ans complètement hystérique. Jusque la tout est normal . Passons maintenant a ma partie préférée! Le magazine rock mag magazine de rock branché, le truc "IN", dans le "move" qui depuis 4 numéros nous gave avec TH et des superbes interviews. Quand le journaliste leur demande "Alors comment composez vous vos textes?" Bill kaulitz (le chanteur ) répond "Eh bien je compose les paroles avec les producteurs, par exemple pour "durch den mosum" (un de leur plus gros titre) c’est parti de trois mots e j’avais écrit les producteurs m’ont aidé a faire le reste" …
MOUHAHAHAHA heum.... ensuite le journaliste renchéris "Et pour la musique?" Bill qui était manifestement interviewé en solo rétorque "Pour la musique, je ne sais pas ce sont les autres membres du groupes qui composent avec les producteurs ensuite on combine la musique et les parole, les producteur mixent le tout et on obtient la chanson" ......
Je ne pense pas avoir besoin d'en rajouter. »
Moi non plus. Myspace des Junkie’s Complex :
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=101398826